Le problème du mal
Il n'existe pas de Dieu à la fois tout-puissant et parfaitement bon.
Un Dieu tout-puissant pourrait empêcher le mal, un Dieu parfaitement bon le voudrait ; or la souffrance est réelle et souvent extrême.
« Le problème du mal » est un argument de Hume (Dialogues, X) sur la question « Dieu existe-t-il ? » (réponse : athéisme). Sa thèse : Il n'existe pas de Dieu à la fois tout-puissant et parfaitement bon. Selon la vérification logique d'AskPhilosophy (solveur Z3), l'argument est valide à condition d'admettre une prémisse que l'auteur ne formule pas (P2). AskPhilosophy présente 3 objections, dont 3 avec une réponse documentée, et le texte original de chaque prémisse, vérifié mot pour mot.
L'argument athée le plus ancien et le plus discuté. Hume le met dans la bouche de Philon, le sceptique de ses Dialogues, et l'attribue à Épicure.
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Sans la prémisse implicite : Sans P2, l'ordinateur trouve un monde où Dieu est tout-puissant et bon, où le mal existe, et où rien ne l'oblige à l'empêcher : par exemple s'il a une bonne raison de le permettre.
Objections
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CCléanthe (dans le dialogue) attaque la prémisse 3Le tableau est exagéré : la santé est plus fréquente que la maladie, le plaisir que la douleur. Le mal est réel mais minoritaire.
Hume répond
Le tableau est exagéré : la santé est plus fréquente que la maladie, le plaisir que la douleur. Le mal est réel mais minoritaire.
Leibniz (théodicée) 1710 · attaque la prémisse 2Dieu a choisi le meilleur des mondes possibles : un monde avec des maux peut être meilleur, dans l'ensemble, que tout monde sans mal. Le mal est permis en vue d'un plus grand bien.
Hume répond
Dieu a choisi le meilleur des mondes possibles : un monde avec des maux peut être meilleur, dans l'ensemble, que tout monde sans mal. Le mal est permis en vue d'un plus grand bien.
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Augustin (le libre arbitre) 395 · attaque la prémisse 2Le mal moral vient du mauvais usage de la liberté que Dieu a donnée aux hommes. Une liberté réelle, capable du mal, vaut mieux qu'une obéissance mécanique.
un défenseur répond
Le mal moral vient du mauvais usage de la liberté que Dieu a donnée aux hommes. Une liberté réelle, capable du mal, vaut mieux qu'une obéissance mécanique.